23. Martin Eden, de Jack London.
Martin Eden, Editions 10/18, 1974.
    Un roman fascinant de Jack London, l'une de ses oeuvres majeures, où il démonte la société américaine dont pourtant il fait entièrement partie, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts que ses concitoyens.  
    Martin Eden est un jeune marin tombant éperdument amoureux  de la belle Ruth Morse. Pour elle, il envisage de se hisser sur le plan social. Par l'écriture principalement. Seul problème, sa belle amie n'aime pas ce qu'il couche sur le papier, trop grossier et trop brutal selon ses goûts, qui sont ceux, littéraires, d'une universitaire bourgeoise jusqu'au bout des ongles. L'incompréhension va naître entre les deux amoureux qui retrouveront chacun leur liberté. 
    Et celle de Martin Eden, qui un jour goûte à l'extrême réussite, sera celle de mettre fin à son existence. 
    Un roman qui se lit d'une traite, passionnant d'un bout à l'autre, et surtout, ce qu'il faut convenir, romantique au possible. La belle Ruth, toute creuse qu'elle est, elle ne laisse pas de nous fasciner. Non pas par son intelligence, à vrai dire extrêmement limitée, mais par sa beauté et par son charme. 
    Dans le fond, théorie que nous serons peut-être seul à exprimer, n'est-elle pas presque aussi importante que Martin Eden dans ce beau roman ?