23. Les deux vallées de Gédéon - FAVJ du 31 mars 1965 -.
Derrière-la-Côte, où l'on remarque une exploitation de tourbe au premier plan.
    L'une était celle du fond, où les villages changeaient plus vite qu'il n'est de coutume, l'autre demeurait le vallon secondaire de Derrière-la-Côte où les vieilles maisons semblaient ne jamais devoir vieillir. 
    Hélas, ici comme ailleurs, et même plus semble-t-il, les incendies furent nombreux, qui devaient condamner à disparaître nombre de ces antiques bâtisses. 
    Que le vallon n'ait pas changé pendant longtemps était gage d'une stabilité architecturale à toute épreuve, en dépit de ces prélèvements occasionnels faits par le feu. Il se pourrait bien que cette région, si belle et si paisible, connaisse à son tour le boum de la construction et perde une part importante de son âme. Il est devenu établi que les champs, si difficilement mis en valeur par nos ancêtres,  ne servent plus à nourrir du bétail ou à produire quelque nourriture, mais à y poser des maisons et n'a plus guère de valeur que dans le sens de l'immobilier. L'homme est ainsi fait qu'il ne sait ni ne saura jamais lire dans l'avenir, et qu'en plus il bousille avec une légèreté assez étonnante son propre  passé. 
    Derrière-la-Côte, ça c'est un joli nom !