23. Autour du lac Brenet, le pont de la Goille.
Le départ des calèches au niveau du Pont de la Goille dans les années vingt. Quel plaisir ce sera de faire de cette manière le tour du lac de Joux!
    Celui-ci fait parler de lui depuis cinq siècles, puisque c'est en effet un acte de 1512 qui signale pour la première fois cet ouvrage d'art. Il doit cependant être plus vieux de quelques siècles, les abbés et les gens du Lieu ayant toujours eu d'intenses rapports "commerciaux". Par ailleurs le peu de largeur du canal reliant le lac de Joux au lac Brenet, permettait la construction d'un pont sans difficultés majeures. La montée périodiques des eaux certes était un handicap. Mais enfin, on était déjà malin en ce temps-là, et l'on savait parer aux difficultés de tous genres. 
    Ce pont fut reconstruit maintes et maintes fois, suite notamment à ces inondations, ou plus souvent encore, par la faute d'ingénieurs pas forcément à la hauteur. 
    Il devait plus tard donner son nom au village du Pont qui s'appelait auparavant Petites Charbonnières. Cette nouvelle appellation intervint dès le XVIIIe siècle au moins. 
    Le pont de la Goille tirait son nom de Goille, soit du lac Brenet ainsi désigné. Il y eut aussi le canal de la Goille, et bien entendu, comme il se doit, le ruclon de la Goille. Ce n'était autre que l'ancien bras du canal, déplacé lors de la construction du chemin de fer Le Pont - Le Brassus, qu'il convenait de remblayer. 
    Les représentations graphiques de cet ouvrage d'art, pour toutes les époques, sont très nombreuses. Il y a d'abord des dessins, en couleur la plupart du temps, puis vinrent les photos. De plus les documents d'archives le concernant sont presque au kilo. Il est donc facile de rétablir l'histoire de ce pont, et cela presque dans les moindres détails.