23. 1969, cent ans pour une chanson, cela se fête.
Une chanson qui est sur toutes les lèvres...
    On a fêté à Taveyanne à la Mi-été du 3 août 1969 le Centenaire de la fameuse chanson avec ses vingt-quatre versets écrite par Juste Olivier en 1869.   
    
Juste Olivier connaissait bien Taveyanne où il montait avec Eugène Rambert pour jouir du beau coup d’œil sur ce paradis et qu’il était à même de voir la végétation qui s’étalait au flanc du pâturage avec un cœur autrement disposé que les simples bergers qu’il venait trouver. Il appréciait l’effort du grimpeur pour venir contempler ce coin bénit comme il le disait.
   
   
Une fois arrivé au chalet, où l’hospitalité était spontanée, il aimait à causer avec ces rudes montagnards, à déguster un bon lait, une bonne crème que lui offrait le berger.
    Olivier était dans un autre monde, tout près de la terre et de la nature, avec des gens vivant, eux, près de la terre et de la nature. Comment s’exprimaient-ils ? Encore souvent en patois, mais ils se comprenaient.   
    
A son retour à Gryon, il a été inspiré et c’est ainsi qu’il composa les paroles de sa « Taveyanne », paroles qui en disent long sur ce qui l’avait inspiré au cours de ses promenades dans la région.
  
    
Le 3 août 1869, il est là à mi-été, où pour la première fois il chante sa chanson sur l’air «Cent fois dans la forêt j’ai chassé sans rien prendre ». Il ne se doutait pas du succès de sa chanson, de l’enthousiasme de la foule cent ans après et des gens qui toujours plus nombreux chantent encore les vingt-quatre versets.