22. La Combe des Amburnex.
Le Moët, dans la Combe des Amburnex.
    Mis à part la Combe des Begnines qui reste un miracle de la nature, mais plus difficile d'accès l'hiver, la Combe des Amburnex est d'une extraordinaire beauté, et qui plus est, en toute saison.    
    A ski surtout, nous l'avons parcourue de multiples fois sans nous lasser. Un peu comme si cette longue combe était une amie, qui savait à chaque fois nous accueillir et nous rassurer. On ne sait pas trop de quoi, d'un monde trop moderne peut-être qui fonce en avant sans trop réfléchir, comme si la solution de tout était au bout de cette terrible fuite en avant. Alors que la nature est là, éternelle, ou presque, si l'on ne tient pas compte de ces milliards d'années que nous distille notre univers. Et que la parcourir, ici en  particulier, nous offre cette dose de tranquillité, de recueillement, de certitude, dont nous avons tant besoin. 
    D'aucuns le savent encore mieux que nous, qui ont construit là-bas une cabane et qui s'y rendent, certains presque tous les weed-ends. Chose un peu particulière, nous avons passé bien des fois à proximité et nous n'y sommes jamais rentré. Pour la simple raison peut-être qu'ici nous ne venons pas retrouver des hommes, mais un paysage. Auquel nous rendons grâce de son charme inénarrable. La vie ici est lente. Elle nous accepte sans pour autant que nous puissions lui imprimer la moindre trace. Nous passons, simplement.