225. La forêt magique
une forêt pour rêver.
n    Toute simple apparamment, dont on retrouverait l'équivalence en de multiples endroits, et pourtant vraiment extraordinaire, découverte un matin de juin, alors qu'il nous fallait baliser un petit sentier conduisant du chalet à la cabane. 
    On était là, sur ce petit sentier couvert de feuilles mortes où le pas est doux. Celui-ci courait sous les jeunes fayards qui, peu à peu, envahissaient tout l'espace. Il serait temps de débrouissailler. Mais néanmoins c'était un plaisir sajns pareil que de suivre cette sente modeste, te conduisant au coeur même d'une forêt restée pratiquement vierge, puisque les anciens, sans besoin d'argent, ils préféraient garder ces longues fustes dont les hauteurs sont vertigineuses, que de les couper. On sait qu'ils avaient tort et qu'une forêt ne  se régénère que si l'on y fait de temps à autre de bonnes coupes. Mais enfin, ce qu'ils firent, c'est de n'offrir jamais cette forêt à la pâture, au contraire de la laisser telle qu'on la trouvait depuis des siècles.