210. Un inspecteur du bétail aux Charbonnières à la fin du XVIIIe siècle.
Célèbre photo d'un troupeau à l'arrêt aux Charbonnières, devant le restaurant du Cygne, dans l'attente que les accompagnateurs se soient abreuvés autant que le bétail lui-même, il a pu le faire à la fontaine de Vers l'Eglise, et qu'ils soient d'attaque pour poursuivre leur exode vers la frontière française et bien au-delà.
   Celui-ci se nomme Pierre Abraham Rochat. Il est pobablement petit paysan, justicier, secrétaire du hameau des Charbonnières. Ayant la plume facile et avisée, il fut normal qu'on l'ait choisi comme inspecteur de bétail.         Son rôle consiste à contrôler la qualité sanitaire du bétail, de toute évidence. Ses attributions lui demandent de visiter les alpages situés droit au-dessus du village, mais aussi dans toute la région comprise entre la frontière et Mouthe, une bonne vingtaine d'alpages ou de granges, si ce n'est plus. 
    La tradition à 'époque pour les Suisses d'envoyer paître leurs troupeaux sur le territoire français, est probablement déjà vieille de plus d'un siècle. Certains se sont plaint que cela prétéritait les paysans français de la région qui n'auraient pas su trouver où mettre en estivage leurs troupeaux. En réalité, mis à part que cette situation put intervenir dans certains cas, le bétail n'était pas suffisamment nombreux sur France pour brouter de manière optimale cette immense zone. D'où cet exode des troupeaux vaudois  à la fin de chaque printemps vers ces zones pâturables d'outre frontière. 
    On fabriquait alors des fromages dans la plupart de ces propriétés, chalets établis en conséquence. 
    C'est là une part importante de notre économie alpestre. Chaque document ancien à ce sujet compte.