20. De Giazzo à Ponti di Sedrina par les hauts.
Près de la gare de Ponti.
    Voici maintenant San Anton où nous dînons, un peu sur la hauteur, juste à côté du chemin qui conduit à Monte Zucco. Le café dans la cantine des lieux est plaisant avec une jolie serveuse,  et ensuite c’est la grande descente sur Ponti. Il sera difficile de nous faire croire que ce chemin pût être véritablement fréquenté autrefois, c’est-à-dire ait constitué en quelque sorte une artère – la Via Taverna -  par laquelle passaient des cohortes impressionnantes de mulets. Il y a tout lieu de penser que la sente ne pouvait que servir à joindre  les localités du haut qui n’étaient pas forcément ravitaillées par le chef-lieu de la commune. Enfin, qui saura ce vieux passé, et surtout qui se souviendra de cette population innombrable habitant des lieux aujourd’hui presque tous désertés, mis à part les agglomérations principales. La pente est si raide que l’on ne peut guère  concevoir une colonisation de la région. Et pourtant de vieux murs  font comprendre au contraire  qu’une intense activité régnait même sur de telles déclivités, et que ce qui n’est plus actuellement  qu’une forêt épaisse, constituait autrefois des champs et des terrains de culture. Et que ces terrasses s’étageant les unes au-dessus des autres,  étaient parfaitement visibles quand l’on était par exemple à Sedrina,  que l’on s’en allait contre Zogno et que le regard soudain portait sur les hauts.