1. Survol de l'histoire de la médecine à la Vallée de Joux, tome premier et tome second.
Le Dr. Louis Décombaz, médecin du Sentier.
    Il ne s'agit pas là d'une étude proprement dite, mais d'une espèce d'anthologie où sont  accumulées toutes les études, ou fractions d'études, propres à l'histoire de notre médecine locale. On y découvrira des livres d'ordre général, publiés souvent à Lausanne, comme aussi des petites monographies locales, émamant du professeur Piguet ou d'autres qui se sont penchés sur cette problématique. 
    Il n'existait rien en ce domaine dans notre bibliographie. Ce sera donc un mieux appréciable où tout un chacun pourra trouver des renseignements absolument indispensables. 
    Au fil des pages on pourra découvrir la plupart de nos praticiens. Une solide liste de ceux-ci reste encore à faire. Ils travaillaient souvent pour les trois communes, d'où la nécessité d'élaborer des contrats d'engagement en bonne et due forme. Ces messieurs doivent occuper une place dans nos souvenirs, puisqu'ils ont du arpenter notre région, à pied, en attelage, plus tard avec des voitures, par toutes les conditions météo imaginables. L'hiver tout particulièrement, il y avait de l'héroïsme à quitter sa maison chaude pour aller à la rencontre de malades qui créchaient parfois dans les endroits les plus reculés de la Vallée. Mais le devoir faisait partie des charges de ces professionnels qui avaient alors prononcé le serment d'Hypocrate, et non celui d'hypocrite ! Il est difficile de savoir si nos médecins et praticiens étaient payés de manière correcte ou si, au contraire, le salaire étant mince, ils devaient se contenter d'une vie bien modeste. Les chiffres sont toujours à relativiser et à remettre dans le contexte d'une époque donnée.  
    En des passés déjà lointains  où l'on ne connaissait pas les microbes, la médecine ne pouvait qu'être empirique. Ce n'est que peu à peu que la science en ce domaine fit des progrès sensibles et que l'on put enfin administrer aux patients des remèdes qui réellement aient quelque effet. Mais la mort en bas âge ou dans la force de l'âge alors n'était-elle pas courante, faisant partie de la vie ordinaire ? Il n'est que d'aujourd'hui où l'on pourrait croire vivre mille ans, tandis qu'alors, tout était plus alléatoire, et qu'il convenait en priorité de se souvenir de ce passage biblique: veillez et priez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. Non pas que la formule soit passée de mode, mais néanmoins des virus qui vous assaillent et qui autrefois vous faisaient passer de vie à trépas avec une aisance déconcertante, cela se soigne. 
    Voici donc, en priorité, et dans l'attente d'ouvrages plus complets et plus savants sur le sujet, quelques éléments bien sentis de l'histoire de la médecine à la Vallée de Joux. Première partie.