19. Notes diverses sur le Doyen Bridel.
Portrait du Doyen Bridel (1757-1845), parfait représentant de l'ancien régime, ou de la vieille Suisse, si vous préférez!
    Il fut longtemps presque impossible de trouver un article sur le Doyen Bridel sans que son auteur ne profite au passage pour égratigner l’homme, voire pour le démolir, tout ou en partie. Comme si l’on pouvait faire revenir Philippe-Sirice et l’asseoir face au tribunal des biens pensants qui pourraient s’en donner à cœur joie pour jeter le discrédit sur son œuvre.    
   
Un médiocre, avait dit de lui Gonzague de Reynold dans une vaste étude en deux tomes consacrée à notre Doyen. S’il était médiocre, alors pourquoi lui offrir le travail de plusieurs années ?
   
   
Bridel, quoiqu’il en soit, ne fut jamais tel. Il eut simplement ce qui fut considéré plus tard comme la tare la plus magistrale, comme la tache la plus infâmante qui soit, d’être fidèle à l’ancien régime,  et qui eut préféré mille fois que ces Messieurs de Berne restent au pouvoir dans ce bon Pays de Vaud, que d’aucuns, certifiés authentiquement démocrates, s’assoient à leur place en notre vaillante capitale et se mettent à gouverner à leur place.