1990, février. Que d'eau que d'eau!
Le Séchey! Le Séchey! Le Séchey! Port de mer sur le lac Ter!
  Souvenez-vous, la terre était dure comme du bois. Si bien que lorsqu'arrivèrent les fortes pluies du 13 au 16 février 1990, le sol n'en absorba que peu, avec pour résultante des apports d'eau énormes dans les parties basses, de la Vallée en général, des cuvettes en particulier.
    Ainsi le bas du village du Lieu fut-il inondé. De l'eau pénétrait notamment dans l'usine Dubois-Dépraz et menaçait les installations électriques. Le principal du volume de l'eau provenait du ruisseau de la Vurpillère surchargé par les apports supplémentaires venus du vaste plateau de l'Allemagne. Le ruisseau du Lieu, qui d'ordinaire évacue en suffisance l'eau en direction du lac Ter, surchargé, ne pouvait débiter à mesure cette prodigieuse quantité de liquide. D'où cette inondation du bas du village.
    Les archives de la commune témoignent  d'un nombre considérable d'heures de pompiers. Les photos quant à elles, montrent l'état du lac Ter les jours d'après, celui devenu un lac de grande envergure. Ce qui aurait pu nous permettre de déclamer comme ce tenancier de l'auberge du village dans les années quarante: Le Séchey! Le Séchey! Le Séchey! Port de mer sur le lac Ter!