198. La Palestine, au-dessus du village des Charbonnières.
Le chalet de la Palestine, en dessus des Charbonnières.
    La Palestine, voici un drôle de nom pour une montagne de par chez nous. Vous découvrirez ici le pourquoi de cette appelation pour le moins originale.  
    Un chalet, et une pure merveille, un alpage. L'alpage fut toujours loué aux propriétaires de la montagne voisine, la Cerniaz. Quant au chalet, depuis des lustres, il sert aux agapes des gens d'ici comme à ceux qui l'on reconnu comme agréable et le louent pour une fin de semaine. 
    L'alpage de la Palestine fut constitué à la fin du XIXe siècle à partir de la partie de bise des Communs de la Cornaz, la partie de vent donnant la Cerniaz. Cela par "l'oncle Armand". On ne s'ennuyait jamais le dimanche quand on montait s'amuser par ces hauts enchanteurs. La propriété fut reprise en 1909 par Elie Rochat-Golay dont la famille - descendants nombreux de son beau-père Jules Golay - continua à se donner du bon temps en ces lieux,  surtout lors de l'abbaye de la mi-août. A son décès, en 1926, par testament, Elie, généreux donateur, offrit sa montagne au village des Charbonnières. La grande fête annuelle s'y poursuivit selon une tradition désormais bien établie. Au programme: pique-nique, culte, discours, chants des écoles ou du choeur-mixte, tour du chalet en cortège, distribution des petits pains, distribution des livres offert par le fonds Elie Rochat-Golay (le même, qui légua une partie importante de sa fortune aux bonnes oeuvres) et puis jeux et rondes à proximité du chalet. 
    Le village des Charbonnières ayant capoté en 2010, se posait le problème d'un successeur à cette propriété. La commune du Lieu fut toute désignée. 
    Cette histoire vous sera racontée de manière plus attentive dans notre texte. Reste à vous dire que vraiment ce chalet mérite votre visite, et que les photos que vous pourrez en faire resteront chères à votre coeur, à vous aussi qui aimez nos pâturages et chalets.
    Une merveille que cette Palestine.