1965. Un grand film: seuls sont les indomptés.
Sacré Douglas !
    Film de 1962 malheureusement encore en noir/blanc, alors que l'histoire, se déroulant en partie dans un extraordinaire paysage des montagnes du Nouveau-Mexique, aurait été encore plus superbe filmée en couleur. 
    Réalisateur: David Miller. Acteur principal: Kirk Douglas, soit Danielovitch Demsky, issu d'une famille juive russe. 
    L'histoire prenante, voire pathétique, de l'homme face à la société. Un thème qui fascina l'acteur qui participa lui-même à la réalisation du film qui est son préféré, avoua-t-il de nombreuses fois. On le comprend. Cette sobriété en même temps que cette intensité avait de quoi le passionner. 
    Seul parce qu'indompté, c'est-à-dire ne voulant pas se plier aux codes, aux moeurs, et surtout aux conceptions du monde de la société dans laquelle on vit. Ne pas être un mouton. Ne pas vouloir plaire à tout prix par exemple aux autorités, quelles qu'elles soient, simplement pour que celles-ci puissent croire avoir à faire à des individus décervelés dont pour eux la non réaction est le signe au contraire d'une bonne santé morale. Des gens qui leur font bien plaisir parce que non seulement ils ne diront jamais rien, mais qu'en plus ils les appuyeront pour jeter hors du sérail les rares qui se couleront dans un vent contraire. On pourrait épiloguer longtemps là-dessus, c'est-à-dire sur ce fait que la société corrompt et tue moralement.  Alors qu'on arrête pas de nous bassiner qu'elle est au contraire le gage permanent de la seule manière possible de vivre. 
    Ce pauvre cavalier l'avait compris, qui voulait quitter la civilisatiojn pour retrouver ses chères  montagnes où il serait libre. Mais cette même société veille et pour retrouver son indompté - il est vrai qu'il s'est échappé de prison, mais en même temps qu'il n'a commis aucun crime - envoie à ses trousses la force armée, soit la police. Jeep contre cheval. 
    Une liberté que ce solide cow-boy était en passe de retruver quand survient le drame. On doit l'avouer, honnêtement, franchement, quand il intervient, à chaque fois c'est pour nous une sacré séance de larmes. Un monde que l'on croyait possible, s'effondre tout d'un coup. Reste plus que le désespoir. Plus que cela, le néant ! 
    Seuls sont les indomptés, un film qui vous marque, un chef-d'oeuvre. Et quand bien même à sa sortie, aux USA surtout, sa diffusion fut baclée, de telle manière que cette oeuvre n'y eut aucun retentissement.