1963. Inauguration de la patinoire artificielle du Sentier.
Photo ayant paru sur un dépliant publicitaire de l'époque.
    La construction de cette patinoire ne fut pas une mince affaire. Il suffit de relire les Mémoires de Jean Boillet, caissier et homme à tout faire de cette entreprise, pour se rendre compte à quel point encore à l'époque l'esprit de clocher dominait. Moi je suis de L'Orient, ou du Brassus, toi tu es du Sentier. Et ce n'est pas du tout la même chose !  
    Ainsi pour amasser la somme nécessaire, il fallut marchander avec ces autres villages, à propos de leurs téleskis et tout le reste. Mais enfin, grâce à la ténacité de ce Jean Boillet, homme méritoire s'il en est, comptable, demandé pour établir leurs comptes par à peu près toutes les sociétés locales, surchargé de travail, au point qu'en son existence il réussit à faire un tout bel infarctus, la tâche fut menée à bien.  
    Patinoire artificielle, jolies filles que l'on regarder patiner, main dans la main avec quelque joli coeur du coin, musique. Tenez, Hey Jude, des Beatles, ou encore Lady Madonna, vous vous souvenez ? Oh! que c'était quand même le bon vieux temps! 
    Feu la patinoire, devrions-nous dire, puisqu'elle fut démolie après près d'un quart de siècle de bons et loyaux service, pour être remplacée par le centre sportif actuel. Plus besoin de se rentrer quand il pleut, ainsi que cela pouvait être avec une patinoire à ciel ouvert.