1934. Honneur aux soldats de la mob. de 14-18 - FAVJ du 22 novembre 1934 -.
Soldats d'ici ou d'ailleurs, ils avaient tous le même destin... attendre !
    Vingt ans après la mobilisation de 1914, il convenait de rendre hommage à tous ces soldats qui avaient quitté leur famille et leur métier pour s'en aller garder les frontières une fois encore. Ils n'allaient pas vivre des éposodes héroïques ou sanglants, la guerre étant restée prudemment en d'autres pays que le nôtre. Et pourtant c'étaient pour la plupart de ces soldats, de milieu modeste pour la plupart, un réel sacrifice que de délaisser leur vie ordinaire pour s'en aller poireauter des mois durant dans des cantonnements, cabanes, guérites, sous le couvert des sapins, partout où l'on croyait avoir besoin d'eux. 
    Ce n'était que justice d'honorer ces gens-là, même s'ils ne furent jamais volontaires et que ce n'est que par obligation qu'ils s'en allaient loin de chez eux pour de longs mois. Leur sacrifice, imposé, méritait reconnaissance. Et il est admirable qu'on l'ait fait vingt ans plus tard, alors que cette date de 1934 n'avait que l'heure d'être à nouveau angoissante à bien des points de vue, qui présageait même des lendemains qui ne chantent pas.