192. Une montée en 1939 par l'ami L'Ami.
Une montée passe au Brassus.
    Combien de fois ne les a-t-on pas évoquées dans la FAVJ et ailleurs, ces belles montées d'autrefois. Pleines d'émotions et où l'on redescend en fin d'après-midi dans la Vallée ou en plaine les jambes un peu cotonneuses.  C'est que diable, aujourd'hui, on n'a pas bu que de l'eau ! Et que ce La Côte monté par le Syndicat, il se laissait boire. 
    Belles montées d'autrefois. Belles montées d'aujourd'hui, car la tradition heureusement ne s'est nullement perdue. Et que le goût de la bouteille, lui non plus, n'a pas quitté nos alpages. Ce qui ne veut en rien dire que voilà une belle équipe de saoulons ! Non, simplement que parfois il faut savoir prendre son temps et se désaltérer avec ce qui ne sera pas l'eau de la citerne. Rien à redire, pourvu que vous n'ayez pas le vin méchant ou qu'il vous délie la langue au point que vous disiez des atrocités ! Car voilà, en l'homme, il n'y a jamais que du bon, et parfois, les rancoeurs, elles réapparaissent. C'est dans l'ordre des choses. 
    Mais ne gâchons pas de si belles montées avec des propos pessimistes, et peut-être un peu trop réalistes. Une montée racontée ici par l'ami L'Ami. Combien qui ne signèrent pas les articles qui'ils pouvaient faire parvenir à notre journal local de leur nom ? Simples initiales, nom d'emprunt, parfois un X, un double X, ou même un triple X! Qui se cachait derrière ces paravents ? Dommage. On doit avoir le courage de ses opinions, et pour le lecteur, il est bon qu'il sache qui lui parle. Mais ce fut ainsi, d'aucuns préféraient exprimer leurs sentiments sous le couvert de l'anonymat. Comme ici. Et pourtant ce correspondant ne manque pas de talent et exprime avec une grande émotion ce que peut être une montée: un grand moceau dans l'année. Et de toutes belles heures.