1927. Faut-il croire que les glacières puissent brûler ?
Les glacières telles qu'elles se présentaient les jours d'après l'incendie. Photo Joseph Locatelli du Pont.
    Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, un incendie dont l’enquête en cours cherche à établir les causes, a complètement détruit les bâtiments des glacières du lac de Joux[1].   
    
L’alarme fut donnée à 2 h. 30 par M. Pasteur, rentrant du Séchey au Pont. Les pompes des Charbonnières et du Pont se rendirent aussitôt sur le lieu du sinistre. Tout était embrasé. Seules deux petites constructions abritant, l’une les bureaux, l’autre une partie des machines, ont pu être préservées. Le tout était assuré pour une somme de 210 000 francs.
   
   
Crées en 1979 par une société dont M. Edgar Rochat fut le promoteur, les Glacières du Lac de Joux eurent des débuts difficiles. On peut dire que c’est grâce à l’énergie de M. Rochat qui se dépensa sans compter pour mener à bien cette nouvelle entreprise, qu’une période des plus prospères suivit bientôt, l’exploitation prenant chaque jour plus d’extension ; les charrois du Pont à Vallorbe et du Pont à Croy, devenaient plus nombreux et plus coûteux. Il fallut donc envisager un moyen plus rapide et moins onéreux pour satisfaire une clientèle dont le rayon grandissait toujours. Ainsi fut décidé et construit le chemin de fer Pont-Vallorbe qui rendit, dès son ouverture, d’inestimables services à la Vallée de Joux toute entière.

[1] Il s’agit-là d’une imprécision du plumitif, puisque ce ne sont pas les glacières du lac de Joux, mais celles du lac Brenet.