18. Adolphe et Eugènie, scènes suisses, par Louis Cochard, 1834.
Le taureau, la hantise des promeneurs.
    Les images d'innocence et de bonheur que le voyageur rencontre si fréquemment dans les Alpes, le remplissent lui-même d'une joie intime. Il goûte un plaisir inexprimable à être témoin des scènes pastorales et de vertus de ce peuple bon, fidèle et hospitalier. Dans les chalets et dans les cabanes, dans les vallées ou sur les monts, partout il a l'exemple du travail, de l'union et des bonnes moeurs. Il se sent pénétré d'une religieuse admiration pour un peuple qui jamais ne transige avec ses devoirs, qui aime par dessus tout la liberté, mais une liberté qui lui donne la paix et lui permette de vivre heureux dans son obscurité et dans l'étroite enceinte de ses affections; un peuple enfin qui chérit sa patrie pour elle-même et parce qu'il y trouve ce plus précieux de tous les biens: la liberté!