1887. Quand l'Armée du Salut n'était pas à noces - selon un article de la FAVJ du 24 septembre 1936 -.
Les salutistes aujourd'hui.
    Il est très certainement facile de déclarer selon la loi que chacun a la liberté de culte, il est moins aisé  d'accepter cette situation dans sa réalité. On sait combien le XIXe siècle fut difficile aux minorités religieuses. On s'écartait un tant soit peu  de la ligne fixée par l'église officielle, et on avait la moitié, pour ne pas dire les trois quarts de la population sur le dos, chacun, pour mener son petit combat personnel d'incompréhension, de lâcheté et d'ignominie, se réfugiant derrière la pensée dominante. 
    Il y eut les différents mouvements de réveil qui ne pouvaient plus accepter une religion étatique qui devenait de plus en plus squelettique quant à son contenu spirituel. Il y eut aussi cette Armée du Salut honnie à un point que l'on n'imagine plus de nos jours. 
    Le documents qu'on lira en annexe montrent à quel degré d'aberration peut conduire l'intransigeance dogmatique. Jules-Jérémie était alors syndic de la commune du Lieu. On a toujours dit du bien de cet homme qui était cultivé, dynamique, pieux. Ici il révèle la face sombre de son personnage. Et cette dérive n'était pas la première. Faut-il conclure une fois de plus que le pouvoir transforme et aveugle ?