1883, 1886, nos belles courses de sociétés.
Ste-Croix au début du XXe siècle.
    Au fur et à mesure que l’on pénétrait dans le monde des « progrès » tous azimuts, nos Combiers tenaient à élargir leur champ de vision. Et ainsi si les premières courses de société se donnaient dans les environs proches, Mont-Tendre, Mont-d’Or ou Dent-de-Vaulion en particulier, on en vint à quitter la Vallée pour s’en aller voir ailleurs, de l’autre côté de nos montagnes, comment le monde était fait.    
    Il se fit des dizaines, voire des centaines de ces courses, puisqu’on le sait, les sociétés, en notre région de longs hivers, étaient aussi nombreuses que les étourneaux d’un vol.  La plupart des comptes-rendus que quelques plumitifs se donnaient ensuite la peine de composer, sont restés dans les livres de procès-verbaux, d’autres étaient sur des feuilles volantes qui se sont perdues. On en trouve heureusement aussi quelques fois dans notre bonne vieille FAVJ. Nous avons par exemple retrouvé les narrations de deux de ces courses de la fin du XIXe siècle. L’une se fit en 1883 à St-Croix, ce qui nous changeait somme toute assez peu de notre Jura combier, et l’autre à Chaux-Neuve, où le dépaysement était encore moindre. Mais enfin, quand même, on quittait soit les frontières géographiques de notre petit vallon, soit l’on passait la grande frontière franco-suisse pour aller retrouver ces amis français d’un autre vallon proche. Des courses plus lointaines, dans les Alpes, c’avait été en particulier cette expédition de trois jours à la Gemmi réalisée en 1881, vaste chronique qui constituera prochainement une brochure le Pèlerin. 
  
    Que l’on ne s’attende surtout pas avec les deux textes qui vont suivre, à des révélations sensationnelles. C’est tout ce qu’il ya de plus ordinaire dans ce genre de déplacement. Et pourtant il est fort agréable de remettre ses pas dans ceux de ces prédécesseurs qui savaient déjà s’amuser.