184. Promenade à Paris du 12 au 14 décembre - première journée!
Mais on ne saurait être qu'heureux, au Train Bleu !
    Lutèce. Paris. Parisss! Le grand rendez-vous est à nouveau une illumination. D'autant plus que nous sommes à mi-décembre et que les grands magasins où personne saurait ne pas y passer, regorgent de lumière. Et de richesse. Et de monde.        
    Il n'est pas nécessaire de dire ceux qui nous ont retenus. Il en sera de même pour tous. Mais Paris, ce ne saurait être "que" les grands magasins. Paris, c'est une ville immense, avec ses beautés, avec ses laideurs aussi. Avec sa circulation intense qui reste dangereuse, n'empêche, à chaque traversée, car les rues sont larges que souvent il faut franchir en deux étapes. Avec son métro surtout, où l'on peut faire à coup sûr des rencontres qui ne manquent pas de piment, quand elles ne sont pas franchement désagréables. Ce métro qui est un véritable monde, une fourmilière, des couloirs  autant que tu en veux, de véritables puits parfois. Reste que l'on s'y habitue, que l'on ne s'y perd plus, et que ce type de déplacement est indispensable. Roulez en surface, à se demander ce qui les pousse, la simple nécessité peut-être. 
    Paris en décembre et sans soleil. Il y fait humide, il y fait froid, mais c'est un visage de la ville qu'il faut connaître. Comme aussi il est impressionnant, le dimanche, dans les parcs ou sur les quais, de découvrir les yogeurs et les yogeuses qui sont par cent. A croire même que tout Paris a décidé de se mettre à trotter pour garder la ligne et la santé. Sauf ceux qui n'ont plus le sou et qui ont trouvé refuge dans le métro, couchés sur de grandes feuilles de papier. Parfois ils habitent carrément la rue, à peine visibles sous une couche faramineuse de tissus de toutes sortes. 
    En voilà assez pour cette première journée. Elle vous plaira, au contraire elle ne vous dira rien qui vaille. Qu'importe. A chacun  sa vision. A chacun aussi la possibilité de l'offrir à qui voudrait la prendre. Il faut tout simplement oser. Et dire, non pas ce qui serait conventionnel, mais surtout ce qui nous tient à coeur.  
    Et cela pour nous, et même qu'alors on nous prendra pour le dernier des touristes, sans imagination, c'est la Tour Eiffel. La Tour Eiffel la nuit, illuminée, merveilleuse, attendrissante, à l'embrasser! Elle est vraiment formidable. La preuve, à l'heure où nous vous parlons, elle est encore là, dans la rétine, au fond de nous, dans notre coeur! On ne saurait l'oublier.