1832. Une grande sécheresse et ses conséquences.
Mais une petite plante repoussera...
    Vous connaissez les incendies qui eurent lieu par des fourneaux à charbon  le 13e juillet dernier, aux Cent poses dans l’enceinte du Risoud et près de cette forêt au-dessus de la réserve sur le territoire français, et, à raison de la grande sécheresse qu’il faisait alors, le danger dont la dite forêt fut menacée. Vous connaissez aussi quel dévouement et quel zèle les habitants de cette commune montrèrent dans cette circonstance alarmante pour arrêter les progrès du feu et pour le maîtriser. Le but fut rempli et chacun se trouva amplement dédommagé d’y avoir contribué ; mais tout n’était pas fini, car si les incendies étaient maîtrisés, leurs foyers qui avaient pénétré dans la terre, n’étaient point éteints, ils étaient encore ardents et menaçants, et vu leur étendue considérable, le manque d’eau, il n’y avait aucun espoir de les voir s’éteindre que par le retour de la pluie ou par défaut de combustible,  comme la suite l’a prouvé en effet. Après donc qu’ils eurent été arrêtés, il fallut songer à les garder jour et nuit en attendant. Une garde régulière fut établie qui se fit jusqu’au 19 juillet sans interruption et elle employa 48 journées d’homme, suivant la liste ci-jointe comme pièce justificative.