177. Montées et descentes de l'alpage selon Auguste Piguet.
Une montée au Marchairuz, Vautier, Patrie vaudoise, 1903.
    Le troupeau de François Cat se recrute surtout dans la plaine vaudoise. Les bêtes voyagent toute la nuit, à part l’inévitable débridée faite à Molendruz chez la Zazi. La cohorte carillonnante fait son entrée au Sentier à 5 heures du matin. Cat est les paysans accompagnants font halte à l’Hôtel de Ville avant de grimper le Risoud. Les propriétaires combiers de bétail se joignent au cortège au moment opportun. Les bêtes s’égaillent (égrillent selon l’expression du crû). Il faut les ramener sur le bon chemin à grands renfort de coups de fouet et de bâton. Enfin voici le chalet. Les hommes, altérés par la course et les cris poussés, sont rouges comme des pivoines. Malheur à ceux qui, à jeun, se précipiteront sur le gros vin rouge.