1739. Quand les gens du Séchey se plaignent à LL.EE.
Le Séchey vu du Lac Ter.
    Non pas d'être malmenés par leurs grands camarades du Lieu ou des Charbonnières, mais de la rigueur des temps.        Il faut en effet se souvenir que les famines de la fin du XVIIe ont mis à peu près tout le monde sur la paille, qu'il a fallu emprunter puis rembourser pour franchir une mauvaise passe d'une longueur inaccoutumée. Ce fut en cette période même, que les gens d'en bas, plus fortunés, nobles et hobereaux, vinrent racheter la plupart de nos montagnes, domaines où il ne resta bientôt plus que des miettes aux particuliers. Et si ces riches propriétaires devaient finalement revendre plus tôt que prévu, ce fut presque toujours la commune du Lieu  qui se présenta afin de mettre la main sur ces propriété. Les privés n'en avaient plus dès lors les moyens. 
    On se plaint aussi des catholiques, nos voisins, qui sont capables d'assauts, non pas forcément réels, avec les armes d'époque, mais religieux, c'est-à-dire de vouloir venir nous trouver et par persuasion retorde, nous faire retrouver la vraie religion, celle-là même que nos ancêtres pratiquait du temps des moines de l'abbaye du lac-de-Joux. 
    On comprendra que l'on exagère toutes les thèses  pour tenter de mieux convaincre l'ours de Berne qui n'est pas toujours insensible à nos lamentations. Ainsi LL.EE. offriront réellement une certaine somme pour aider les gens du séchey à tenir leur école. Comme quoi il suffit de demander... pour obtenir. Démarche à méditer!