16. Voyage d'un observateur de la nature et de l'homme - 1804 -.
Ce qu'allait découvrir à Vevey notre voyageur observateur...
    Je descendis le Montlézon du côté de Vevey où je voulais aller dîner. Il était alors environ sept heures du matin. J'étais très fatigué, et j'avais encore en perpective un trajet de cinq lieues; ce qui n'était pas rassurant pour mes jambes. La descente me parut, sans comparaison, plus pénible que la montée; les chemins étaient beaucoup moins frayés de ce côté que de celui de Bulle, ou, pour mieux dire, il n'xistait pas d'autres chemins que les traces des pas des bergers sur l'herbe. La montagne, plus rapide dans cette partie, ainsi que les ruisseaux sans nombre qui tombent de son sommet, et qu'on est dans la dure nécessité de franchir à chaque pas, ajoutaient beaucoup à la difficulté de la route.