15. Ô vieilles maisons d'un village des montagnes bergamasques, Branzi.
ce qui doit être une très vieille maison de Branzi.
    Les vieilles maisons retenaient à vrai dire plus notre attention que toute autre chose.  Et celles que l’on n’avait pas restaurées et qui même tombaient en ruines, avaient notre priorité. On y avait vécu. Elles avaient même été belles, tandis qu’abandonnées, elles révélaient parfois de bien tristes et bien désolants spectacles. Mais il y avait malgré tout en leur décrépitude très avancée parfois,  ces éléments qui vous  permettent de vous interroger. Des encadrements de portes en pierre de taille, s’il y a une date c’est mieux encore, mais très rare,  la porte elle-même, en bois toujours, dont les éléments se disjoignent. Il y avait même parfois sur des anciens crépis à la chaux que le temps n’avait pas réussi à détruire, des fresques, ou des motifs encore parfaitement visibles. Ceux-ci remontaient haut dans le temps, en ces années oubliées par tous où des gens comme vous et moi vivaient dans ces maisons alors qu’ils avaient tenu à ce qu’elles soient belles et agréables à l’œil pour celui qui les contemple.  D’où leur volonté d’apposer contre une façade un motif, qui pouvait être des armoiries, un symbole quelconque, parfois aussi une scène religieuse. Mais rien de clinquant, de tape à l’œil, des scènes simples et évocatrices des grands moments de la saga biblique qui composait à l’époque l’histoire même de l’humanité et en expliquait aussi les origines.