158. Une simple promenade à Evian.
Bienvenue au chalet!
    Ville magnifique de la Haute-Savoie. Constatation faite à peine le pied fut-il posé sur ce coin de France, c'est que cette cité a plus de clinquant, plus de classe aussi, que la ville d'où nous sommes partis, Lausanne. Très propre, presque ripolinée, avec une ruelle marchande où, en ce dimanche, les étalages de tous genres foisonnent. Il y a ici quelques-uns de ceux-ci qui tiennent en haute estime le folklore local qui aurait du être représenté dans la seule librairie de l'endroit, par ce facétieux personnage de bande dessinée qu'est Fanfoué. Celui-ci est  un vrai de vrai, des plus hauts alpages, moustaches au vent, béret, bâton de berger, et, curieusement, appelé à connaître des aventures au milieu d'un lot de jeunes filles ou femmes toutes plus belles et appétissantes les unes que les autres!
    Mais ce Fanfoué par trop malicieux, nous égare. Retournons à cette rue où vous verrez la bâtisse des eaux d'Evian, soit la source Cachat. Le bâtiment, avec ses immenses verrières art déco, ne laisse pas d'impressionner. En faire le tour est une nécessité pour découvrir ce monument sous toutes ses coutures. Du côté d'en haut, plus loin, des escaliers, des parcs, les appâts d'autrefois - et de toujours - fort bienvenus d'une ville d'eau qui n'est pas sans rappeler cet autre et lointain site du même genre, San Pellegrino, en Italie du nord.            
    Le retour bientôt au bord de ce bleu Léman, les quais sont très agréables, permet de découvrir cette immense nappe d'eau qui fait rêver. Elle est belle certes, inquiétante aussi pour tous ceux qui ne sont que de piètres nageurs, et effrayante pour qui la natation est inconnue. Le bateau arrive à quai. Départ. On a l'impression plus encore que d'être en vacances, de participer à une immense course d'école ! Et surtout d'être des gens quelconque au milieu d'une foule serrée de touristes de toutes provenances.