150. En passant aux Molards sur Chez-Villard
Il n'y a qu'aux Molards sur Chez-Villard que l'on peut voir ça!
    Vous empruntez le chemin du Maroc, vous faîtes cinq cents mètres, la côte certes est raide qu'il ne doit pas faire bon affronter l'hiver, et vous y êtes. C'est là, juste au bout d'un petit chemin annexe non goudronné.
    C'est vraiment une belle maison à l'ancienne. En faire le tour vous accorde une belle surprise! La couleur du pignon vent. Elle est, pour vous en mettre l'eau à la bouche, d'un superbe rose-rouge bonbon! A vous faire hurler en un premier temps, puis en un second, peut-être, à vous interroger d'une toute autre manière. C'est violent certes, cela ne cadre pas avec le paysage, mais dans l'objectif, crénom, cela a de la gueule! Vous prenez-là en effet ce genre de photo que l'on retrouve plus tard  dans les magazines!
    Mais ne voyons pas que cette façade, considérons l'ensemble. Une maison restée telle qu'elle était autrefois, de forme et de structure. La grande cheminée est encore présente. Il y a le néveau que l'hiver on protège par une paroi de planche. Bref, rien ne manque et ça vous fait un sacré plaisir.
    C'est donc là une découverte superbe pour une bâtisse qui offre d'étranges similitudes avec les Molards du Bas-du-Chenit. Même plan, même situation, même tout, quoi ! Les deux, pour ceux qui les ingoreraient, à aller voir d'urgence. Mais choisissez plutôt l'été, et surtout des époques moins pluvieuse que ces deux dernières semaines qui sont pourtant bénies des dieux, mouillant des champs trop secs, alimentant les sources, au point que celles-ci donnent à fond ces jours-ci et que le moindre des ruisseaux vous déverse son maximum du haut des pentes, et en route pour  l'Orbe ou le lac, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières.