14. En villégiature à San Pellegrino.
La cité touristique de San Pellegrino retrouvera-t-elle un jour son funiculaire?
    La localité de San Pellegrino s’étend des deux côtés du Brembo que l’on a canalisé au milieu de hauts murs, ces travaux offrant à la cité son aspect caractéristique d’aujourd’hui. On se promène ainsi autant sur le quai gauche que sur celui de droite, ce dernier longeant  la route principale au bord de laquelle s’installèrent les boutiques. Un complexe architectural, lui aussi début de siècle, très art nouveau, avec des sols superbes, comprend différents commerce, dont bien entendu la Gelateria principale à laquelle personne d’un peu sensé saurait ne pas s’arrêter. Les glaces y sont formidables, et c’est au bord du Brembo, appuyé à la balustrade de béton, tout en regardant avec nostalgie le cours du fleuve, que vous les dégusterez tout à loisir.  
 
L’eau de San Pellegrino s’exporte donc dans le monde entier. Il paraît que rien qu’à New-York il s’en débiterait 65 000 bouteilles par jour ! A dix dollars la bouteille, cela fait tout de même pour ces messieurs les restaurateurs un chiffre d’affaire rien qu’avec cette production, de près de 650 000 dollars. Et dire qu’ici, ou de l’autre côté de la montagne, on se baigne dans une telle eau sans prendre conscience véritablement de cet aspect ubuesque, considérant qu’un bain de ce type de l’autre côté de l’Atlantique vous coûterait, pour disons trente litres d’eau, la bagatelle de 300 dollars !