140. Quand Toepfer franchit le Simplon avec ses élèves au début du XIXe siècle.
Charles-Herbert Moor, Simplon village au XIXe siècle.
    Nous voici avec Toepfer sur les bras et plein d'interrogations au sujet de ses voyages. 
    Le récit de son passage du col du Simplon, de Domossola à Brigue, figure dans Voyages en zig zag aux Alpes et en Italie, une édition de 1853. A la lecture de ce récit plein de considérations  toujours très pertinentes de l'auteur, on comprend que ce passage n'est aucunement le premier. Il reconnaît des villages, des auberges, il prend connaissance qu'un pont a disparu et a été remplacé par un bac qu'il trouve extrêmement pittoresque. Alors donc, dans ces multiples récits de voyages figurent très probablement d'autres narrations quant à ce fameux col du Simplon que tous les voyageurs ont découvert d'une manière toute particulière. On est fasciné naturellement par l'Italie, avec son immense dépaysement, on l'est plus encore par les gorges de Gondo avec ses nombreux tunnels, et puis bientôt on se laisse envoûter par le col lui-même, grandes zones dénudées où ne poussent qu'une maigre végétation et au sommet de laquelle, sur un vaste plateau, a été édifié l'hospice du Simplon. 
    Sa visite par Toepfer nous permet de comprendre qu'à l'époque, dans les années trente du XIXe siècle, cet énorme bâtiment est en passe d'être achevé, travaux qui ont pu être portés sur plusieurs décennies. L'église vient juste alors d'y être décorée par des artistes français qui, au dire de l'auteur, s'ils ont mis tout leur coeur à cet ouvrage, lequel même ils n'ont pas facturé, ne furent pas de artistes de première force. Qu'en est-il au juste ? 
    Les pasages au Simplon par Toepfer, une saga dont les quelques pages qui suivent pourraient bien ne constituer qu'un aperçu. L'enquête est en cours !