13. Lucien Reymond, historien, écrivain, polémiste, brasseur et garde-forestier chef (1828-1901)
La grande et noble figure de Lucien Reymond, notre historien local le plus connu (1828-1901)
    Voici présentée à vous la figure majeure du XIXe siècle combier: Lucien Reymond. L'homme qui toucha à tout ce qui pouvait porter le nom de progrès: résolution du problème des eaux de nos lacs - routes et chemins - chemin de fer - forêt du Risoud. Sa place au Grand Conseil vaudois qu'il occupa avec satisfaction pendant 24 ans, lui donnait l'occasion de s'exprimer sur tous ces sujets qui prenaient ainsi un aspect cantonal pour être mieux considéré par les instances supérieures.
    Lucien Reymond était garde-forestier chef. La forêt du Risoud fut son hobby et son lieu de combat. Il fallait la protéger et tout faire pour qu'il nous en reste au moins quelques parcelles vis-à-vis d'un état vorace et peu soucieux de satisfaire une population de montagne que LL.EE., sur ce sujet, avait déjà douchée plus d'une fois.
  Il lui fallait en plus des entreprises personnelles. Ce furent l'établissement, le premier à la Vallée, d'une pension de famille, et une brasserie qui semble, plus que de lui avoir rapporté quelque argent, lui ai donné suffisamment de difficultés à moudre pour une bonne partie de sa carrière professionnelle. Il est vrai que lancer une entreprise pour presque aussitôt la louer, ou tout au moins la mettre sous la responsabilité d'un gérant, était  un pari risqué. En résultat un procès interminable, avec à la clé quelques bonnes petites publications bien dans l'air du temps.
    Ces multiples activités n'empêchaient nullement Lucien Reymond de prendre la plume. Ce fut même notre polémiste et écrivain le plus prolifique. Ses ouvrages, historiques ou littéraires, se comptent par dizaines. Le catalogue raisonné de ses oeuvres joint en annexe vous permettra de prendre contact avec cette volumineuse matière.
    Lucien Reymond fut donc une grande figure du passé combier et il mérite que l'on s'attarde sur son oeuvre, et que même l'on redécouvre le personnage dans ce qu'il avait souvent d'excessif, certes, mais toujours d'attachant. Il fonçait dans le tas, et sitôt après il dénonçait l'acharnement de ses ennemis qui le firent quitter la Vallée pour aller se réfugier quelque temps à Evian.
    Sa vie ainsi est toute une aventure. Resterait à retrouver des mémoires qu'il aurait écrites sur la fin de sa vie et qui demeureraient dans les archives de quelque membre actuel de sa descendance.