13. Auguste Majeux n'est-il qu'un plagiaire ?
La chaudière telle qu'en tous lieux où l'on fabrique...
    On se souviendra du texte de Charles Hubert sur la Gruyère paru en 1826 à Paris. Or quelle n'est pas notre surprise de découvrir très exactement trente ans plus tard, sous la signature d' Auguste Majeux et sous le titre très alléchant de Souvenirs de la Gruyère, pratiquement les mêmes propos quant à l'activité incessante des fruitiers.
    Cette copie presque littérale fait prendre conscience que parfois il est plus facile d'aller chercher chez les autres ce que l'on ne trouve pas en soi-même. On compense de cette manière un manque d'imagination flagrant.
    Mais admettons quand même pour Majeux cette petite divagation dans le travail des autres,  et souhaitons lui d'avoir su en d'autres lieux piocher au fond de lui-même, de ses souvenirs et de ses expériences, la matière propre à composer des textes de qualité.