138. Les Mollards du Campe, de sinistre mémoire!
Molards no 2 à partir de la Chirurgienne
    Non pas qu'ils aient été décevants, mais simplement que c'est à partir d'ici que commença notre aventure qui aurait pu moins bien se terminer. Ignorer les chemins et s'embourber, cela est bien digne de ces conducteurs du dimanche qui croient avoir mis un tigre dans leur moteur ! 
    Que ce pur incident de parcours ne nous empêche pas de bien voir ces vieilles bâtisses d'autrefois où l'on venait faire pâturer son bétail plus qu'on ne devait y résider à l'année. Ce n'était pas bien gros, quoique tout était fonctionnel, avec une cuisine vous permettant de fabriquer le  fromage, quoique celui-ci plus petit,  en fonction même de la dimension réduite des pâtures. Au-dessus, la traditionnelle grosse cheminée pyramidale.  Des études plus attentives permettraient de mettre la main sur toute cette série de propriétaires. Nous ne les ferons pas, esquissant ici la problématique des Molards que l'on trouve de cette manière à mi-côte depuis les Bioux jusqu'aux dernières maisons du Bas-du-Chenit. 
    Il y avait donc là, à cette altitude de 1120 à 1130 m. environ,  une multitude de petits chalets dont beaucoup ont disparu. Ceux qui restent servent souvent de résidences secondaires. C'est pourtant en des endroits assez peu riants, parce que situés au revers, avec en plus des forêts qui les ont encerclés au point que l'on ne doive pas souvent voir le soleil l'hiver. Tout alors ici est humide et  triste. Nous en avons fait l'amère expérience!