137. Comment les Editions Arthaud voient le col du Simplon en 1929.
L'hospice, énorme, et pourtant d'une beauté surprenante. Un mythe !
    Celui qui aura été fasciné par un site géographique ne l'abandonnera désormais plus. C'est un peu comme s'il avait trouvé l'endroit idéal où il devrait un jour poser sa tente pour ne plus jamais la replier. 
    Le Simplon est l'un de ces lieux fascinants au sujet duquel on ne sera jamais lassé de collectionner tout ce qui a paru à son propos: articles de journaux, livres, brochures. Matériel auquel il faut rajouter sa propre production par le biais surtout de photos prises au fil des ans. 
    Là-haut, semble-t-il, on échappe aux contingences du monde. Il est vrai que le climat est rude, et s'il n'y avait pas un ou des refuges, si l'on ne traversait ce col situé à près de 2000 mètres en général aujourd'hui dans une voiture bien chauffée, ce serait une toute autre histoire. Et notre idéalisme pourrait bien en prendre un coup. D'autant plus qu'il y aurait deux mètres de neige et que pour tout moyen de locomotion vous n'auriez qu'une paire de ski, et pour tout bagage qu'un sac d'excursion avec le minimum pour vivre. 
    Qu'y ferait-on, je vous le demande ? Juste trouver un abri pour passer une nuit, sortir de son sac de quoi se ravitailler, et un ou deux jours après, lassé de solitude, frigorié si l'on n'avait pu faire un feu suffisant, redescendre en plaine où les conditions d'existence sont tout de même un peu plus salutatires !