132. La Lande-dessous, beau et grand chalet d'alpage proche du Brassus
Les façades sont encore plus belle quand on les regarde "en enfilade".
    Perché sur sa colline comme une citadelle, avec de beaux éléments de l'ancien temps, il témoigne de la richesse de cette vie alpestre. Des cents milliers de skieurs l'ont vu sans même s'arrêter. C'est qu'il est là depuis toujours, qu'il fait partie du paysage, alors à quoi bon, une bâtisse comme une autre près de laquelle on file à toute allure, taillant des virages avec la précision de l'horloger.
    Il n'y a que le promeneur non pressé pour prendre conscience de son bel état et de sa poésie authentique.
    On se souvient de ses misères de 1913 quand son toit fut arraché à la fin du mois d'août par une tornade locale d'une rare intensité. Mais rien des murs alors n'avait souffert, et il avait suffit de tout remettre en place pour lui redonner sa splendeur d'antan.
    Au-dessus de la porte d'entrée, une poya. Cette oeuvre prouve que l'on s'intégre ici en plein dans la vaste tradition alpestre dont tout un pan est redevable au Pays d'Enhaut et à la Gruyère. Cette dernière région surtout ayant marqué de son empreinte indélébile une vaste zone s'étendant sur les Alpes et le Jura, territoires tant suisses que français.
    Une tradition alpestre à laquelle l'on est donc redevable en partie de ce  vaste patrimoine qu'il convient aujourd'hui de préserver.