12. Une histoire, un  succès, Sillon romand du 16 novembre 1973
Jean-Michel Rochat, affineur et documentaliste, soigne ses "rondelles", comme on les appelle parfois en terme de métier!
    Gilb., soit G.H., autrement dit Gilbert Hermann, signe ici l'un de ses meilleurs articles sur le vacherin. C'est que simplement il a pris le temps de s'asseoir derrière une table pour discuter histoire documents en main. Certes, la matière à disposition est encore à l'époque très incomplète, néanmoins elle permet déjà de tracer quelques pistes intéressantes quant aux origines du vacherin.
    On en est ici avec une première anotation connue portant sur 1823. Ainsi le livre de comptes de Louis Rochat, cabaretier aux Charbonnières, mentionne l'achat, le 8 janvier de cette année-là, de dix-huit livres et demie de vacherin à Charles Lugrin du Séchey, au prix de dix batz la livre.
    Rectifions. Il ne s'agit pas ici d'un livre de comptes de Louis Rochat dit Siméon, mais de Charles Louis Rochat, son frère, qui pour lors était lui aussi tenancier d'auberge, mais au Lieu, gérant l'Hôtel de Ville.
    La première écriture concernant le vacherin concernerait ainsi non le village des Charbonnières, mais les localités du Lieu et du Séchey.
    Quoiqu'il en soit, l'article G.H. donne des informations importantes sur les origines de cette pâte molle. Cet article paraîtra aussi par ailleurs à la même époque,  mais sous une forme remaniée, dans 24 Heures.
    Il s'agit-là d'une nouvelle tentative de redonner une assise historique à ce Mont-d'Or qui, jusque là, n'a guère intéressé que les commerçant et les bonnes fourchettes. 
    Notons encore qu'il faudra attendre 33 ans pour avoir un livre entièrement consacré au vacherin. Celui-ci réalisé par notre ami Denis Bonnot, lui aussi journaliste, grand amateur du folklore franco-suisse de notre région du Jura. 

    Note: l'ouvrage sur le vacherin est: Denis Bonnot, Le vacherin Mont-d'Or franco-suisse, un fromage qui sort du bois et du froid.