12. Les cueilleurs de poix.
Une poix de si belle apparence.
    Métier tout à fait marginal autrefois, et très sévèrement réglementé, du fait que s'attaquer à des sapins pour en extraire la poix, pouvait tout bonnement avoir pour résultat de sécher la plante. Et comme les bois étaient déjà menacés par les charbonniers, par les verriers, par les tavillonneurs, par les menuisiers, par les pontonniers, par les familles, par les amodieurs, par ..., on aura compris que cette nouvelle profession serait à même, une fois de plus, de menacer la forêt. 
    Quelques-uns seulement de nos prédécesseurs purent donc s'adonner à cet artisanat. Celui-ci décrit par nos deux grands auteurs combiers, Samuel Aubert et Auguste Piguet, auxquels nous sommes redevables aujourd'hui de ce que nombre de métiers d'autrefois aient pu être évoqués à temps. 
    Il n'y a naturellement aucun photo nous montrant comment l'on pratiquait. Avec un brin d'imagination, chacun pourra retrouver les faits et gestes de nos anciens cueilleurs de poix qui saluaient donc Monsieur le charbonnier, Monsieur le bûcheron, Monsieur le verrier, et bien entendu, aussi, Monsieur l'amateur de bois de lune!  
    Sur le même sujet, voir aussi de Jean-François Robert, Résiniers et goudronniers, cahiers de l'AAVA no 27, décembre 2006.