12. Jules-Jérémie Rochat, deux générations dans le vacherin jusqu'au cou - deuxième moitié du XIXe siècle, début du XXe -
Jules-Jérémie, premier du nom, sa femme Fanny et leurs trois enfants.
    Parlons déjà de Jules-Jérémie premier du nom, né en 1832, décédé en 1916, paysan, régent, syndic, marchand de vacherin à l'occasion, mais surtout secrétaire de la Société de laiterie des Charbonnières.
    C'est là probablement qu'il donne le meilleur de lui-même. On peut dire que s'il est un homme qui a promu le vacherin, du village en premier, de la Vallée en second par l'heureuse réalisation des Syndicats des Laiteries de la Vallée dont il fut le promoteur, c'est bien lui.
    Il a beaucoup de clairvoyance en ce qui concerne les marchés à conquérir. Il est moderne dans sa conceptiion des choses, malheureusement assez mal encadré par des paysans et couleurs de lait un peu trop près de de leur sous, et surtout quelque part réfractaires aux innovations. C'est pourtant tous ceux-là, ne les critiquons pas trop, qui participeront à la renaissance de la fromagerie en 1865 et qui décideront d'une fabrication de vacherins en société. C'est sur sol helvétique, la première fois que l'on assiste à une telle opératiion. Celle-ci allait donner l'exemple à pratiquement toutes les laiteries de la Vallée qui mettront le vacherin à la palette de leur production, comprenant tout ce que ce produit peut avoir de rentable. 
    Jules-Jérémie Rochat n'est probablement pas étranger à ce phénomène.
    Il rachète les vacherins de la Société de laiterie du village en 1875. Il ne semble pourtant pas qu'il ait été un commerçant de première force. D'ailleurs en son temps régent, fermier, secrétaire ici ou là, il ne pouvait pas disposer d'un temps suffisant pour promouvoir une entreprise de ce genre.
    Son fils Jules-Jérémie, qui sera donc le deuxième du nom, deviendra député au Grand Conseil. Reprenant le domaine de son père, il se semble pas avoir eu des activités importantes dans le domaine du vacherin. Et si nous nous trompions à ce sujet, il suffirait que l'on nous le dise!