12. Charles Hubert, Course dans la Gruyère ou description des moeurs et des sites les plus remarquables, Paris, 1826.
Quand dame vache ne veut en faire qu'à sa tête...
    Décidemment nos voyageurs se suivent l'un derrière l'autre pour visiter cette verte Gruyère qui commence à avoir sérieusement la côte sur le plan touristique. Il est de bon ton désormais, est-ce la faute à Rousseau, de se retremper dans la sainte nature et d'y admirer de bons gaillards en train de remuer le caillé. Naît à ce moment-là, toute une imagerie qui va enchanter des générations de lecteurs qui n'auront jamais l'occasion de poser leur pied sur la douceur affolante de ces pâturages!

    "La vie des Armaillis n'est point aussi oiseause qu'on pourrait le croire. Le fromage demande beaucoup de soins. Il faut souvent le transporter à une grande distance; il faut épierrer la montagne, et garder le troupeau de crainte qu'il n'aille se précipiter dans les abîmes".