128. Cette nostalgique combe des deux St. Michel
C'était en décembre 2002, au Grand St. Michel
    Qui la connaît, cachée derrière la côte au pied de laquelle les bagnoles roulent à plein tube pour gagner le village de l'Abbaye dès le rond point du Mont-du-Lac ? Pas grand monde probablement, et c'est sans importance.
    C'est là-bas un vaste territoire agricole, du beau terrain, sur lequel se découvrent deux anciennes fermes, le Petit St. Michel, juste au-dessus de l'Abbaye, et le Grand St. Michel, au milieu de la Combe, ce dernier site depuis longtemps dévolu à l'économie alpestre.
    Mais ce qui retient le plus en ces lieux d'une discrétion exemplaire, et les propriétaires ne doivent pas s'en plaindre, jouissant ici d'une tranquillité pour dire maximale alors qu'il ne sont guère éloignés du village principal,  considérant la distance à vol d'oiseau, c'est la nostalgie de cette vaste combe. Elle respire encore un peu, il semble, l'air du bon vieux temps. On y est non seulement hors du monde, mais aussi hors du temps.
    Ce sont de grandes bâtisses dont la fréquentation ne peut qu'être inversément proportionnelle au volume et au nombre des pièces. Il n'y eut pratiquement jamais d'exception à la règle qui voulut que les fermes isolées fussent toutes abandonnées, les unes après les autres, leurs propriétaires, soit quittant la Vallée pour aller appréhender l'ambiance d'autres lieux, soit pour gagner le village le plus proche ou l'un ou l'autre de la région.
    Dans tous les cas une promenade à St. Michel est toujours impressionnante, qui, pour nous, à chaque fois, nous replonge en plein dans le passé et nous offre de multiples interrogations auxquelles nous n'avons pas su souvent répondre.