11. Une si belle neige.
Janvier 2012, du côté des Esserts
    Pas seulement la glace, mes amis, mais aussi la neige. La neige de notre enfance, douce au toucher, si belle quand on la regarde tomber et que l'on se dit qu'elle crée un paysage de Noël. Noël et la neige, quel accord magnifique, quelle plénitude de vie, quelles images il vous vient, toutes plus merveilleuses les unes que les autres. C'est le paradis.
    Mais une neige non seulement pour rêver, une neige pour skier. Les pistes qu'ils nous font, c'est formidable. Certes, les jours suivent et ne ressemblent pas. De la belle neige un jour et tout un programme que l'on se promet de suivre, et le lendemain déjà, il pleut. Et il pleut pendant trois jours. Et il reneige. Et il repleut.
    Il faut trouver son plaisir au travers de ces vissitudes et de ces déluges. Ne pas s'attendre à trouver du soleil sur toutes les pistes que l'on fréquente. Accepter un peu de pluie pour vous fouetter le visage et vous ravigoter ce vieux sang qui n'était pas loin de se figer dans vos veines. Il faut savoir aller contre le vent, accepter la bise, et l'eau, et la neige mouillée. Pour avoir cette chance inouïe là-haut de retrouver quand même des sapins enneigés, des chemins qui vont sous les sapins, les pistes que l'on dirait mystérieuses si on ne les connaissait déjà sur le bout des doigts. La forêt profonde que parfois l'on ne fait que voir de l'extérieur, tandis qu'elle dresse sa barrière formidable, à l'ouest, toujours à l'ouest.