10. Mais qui donc est Frédéric P. qui parle lui aussi de Taveyannaz en 1873 ?
Maison de Juste Olivier à Gryon. Photo de Fréd. Boissonnas.
   C'est au bon M. Olivier que nous devons le plus joli épisode de la journée. Vers le soir, il nous a emmenées à l'écart avec quelques amis privilégiés et là, après nous avoir fait chanter quelques niaiseries, il nous a chanté, lui, une ravissante chanson toute nouvelle mais un peu triste, ses adieux à Taveyannaz.
    Plus tard encore, au moment du départ, quand la grande rue de Taveyannaz était garnie de belles gens, de dames à cheval, de vachers, de châles bigarrés, d'élégantes toilettes, sans parler de ces messieurs en noir qui décorent les abords des chalets, on lui a demandé sa chanson de la mi-été. C'était joli d'entrendre la voix un peu tremblante de ce cher poète aimé de tous, après chaque strophe la multitude répétait le refrain et à la fin l'enthousiasme était général.