108. Mais revenons donc un peu sur l'origine du vacherin Mont-d'or combier.
Une bonne fabrication, age d'un bon vacherin.
  Voici peut-être le meilleur historique qui eut jamais paru sur l'origine du vacherin. Tout n'y est pas dit, en ce sens que de nouveaux documents, un jour ou l'autre,  pourront confirmer et préciser ces propos. Mais pour l'heure, en vertu de l'état actuel de notre documentation, voilà tout ce que l'on peut dire sur les débuts de cet honorable fromage à la Vallée de Joux. 
    Il n'est pas certain que beaucoup de nouveaux documents puissent en dire plus. Néanmoins il est toujours sage et utile d'espérer.
    Cet historique était destiné au début à figurer dans une revue de plus large portée que notre site. Comprenant que ces formes très sélects d'édition requièrent de ménager sa monture, c'est-à-dire d'être  patient, et surtout d'accepter que l'on vous mutile votre prose  selon les humeurs du rédacteur en chef, autant que de la place disponible, nous avons préféré nous contenter de notre formule personnelle de diffusion. Il n'y aura donc rien de retranché de cette précieuse matière qui pourra servir sans autre de base à des chercheurs qui voudraient aller plus outre, si cela se peut. 
    Ceci dit nous vous souhaitons de bonnes découvertes dans ces quelques pages. Où vous apprendrez notamment que LL.EE. appréciaient déjà le vacherin vers la fin de leur règne en Pays de Vaud. Il ne fait aucun doute que ce délicieux fromage, qu'on leur apportait en guise de cadeau -  voici trouvé l'excellent moyen de graisser leurs pattes d'ours mal léchés!, - donc qu'ils ne payaient pas, c'est encore mieux, leur fit passer quelques beaux moments derrière une table. Où c'était, le couteau à la main, la miche de pain à proximité et un bon petit blanc de derrière les fagots dans leur verre, une douce réjouissance gustative. 
    Les veinards!