107. Le Pré de Denens vous salue une dernière fois avant l'hiver
En passant... au Pré de Denens!
    Il est toujours là, sur votre gauche, alors que vous avez emprunté la piste de fond Mairchairuz-Mollendruz, et que vous vous êtes chauffé sur ce premier kilomètre. Vous ne manquez jamais alors de vous arrêter pour lui offrir votre salut. Vous lui auriez même rendu l'hommage le plus convaincu si ses formes traditionnelles n'avaient pas été esquintées par la mise en place d'une sorte de villa fantôme à son extrémité ouest. Que voilà de l'incongru que l'on ne découvre qu'avec une surprise un peu dépitée.  
    Et pourtant, à  distance, c'est même en quelque sorte ce qui caractérise ce chalet. Qu'est-ce pour un truc, vous demandez-vous. Et de vous rapporcher n'augmente certes pas votre admiration pour le travail d'un architecte de derrière les sapins qui dut pondre son plan entre onze heures et minuit, et alors même qu'il avait bu un verre! 
    Reste quand même des éléments dignes d'intérêt. Des portes d'écurie voûtées, une porcherie indépendante constituant comme un petit chalet, deux fontaines, dont l'une en pierre et ciment, et l'autre en bois.
    Bref, il y a ici de quoi quand même vous retenir et passer un bon petit moment à vous poser ces sérieuses questions, de savoir si l'homme ne souffre pas de voir pareillement esquinter son patrimoine ? Il faut croire que non!