105. Partir c'est mourir un peu...
La voilà, la maison des Locatelli.
    Une maison de quatre niveaux qu'ils ont quittée pour aller s'intaller dans un petit village français de la régioin de Grenoble. Ils ont revenus quelques fois au temps des vacances, puis pour finir, ils n'y sont plus revenus du tout. 
    Alors le toit à commencé à percer, amenant l'eau des gouttières jusqu'à la cuisine du bas. Alors les balcons se sont pourri, si bien que, par mesure de sécurité, on a tout fichu en bas, y compris les poutres de soutien que l'on a sciées à ras le mur. On est alors monté sur des échelles pour le faire. Ainsi il n'y aurait plus de danger que tout cela vous tombe dessus. Pour le toit, un jour, il a croulé, quelques tuiles à l'extérieur, l'essentiel à l'intérieur, charge qui a traversé quelques planchers. Bref, la maison, pour finir, elle est morte. Elle avait existé pendant deux ou trois siècles, bourrée de gamins, et puis la voilà morte. Sans plus de vie ni d'âme. La voilà à l'agonie. Et quand vous voyez ça, et que vous imaginez toute cette vie d'autrefois, quelque part, ça vous fait très mal.
    C'est en vérité une civilisation qui a disparu. Elle était dure, elle était souvent injuste, elle ne faisait de cadeaux à personne, mais c'était une civilisation quand même. On ne la fera pas revivre. Cela n'empêche pas qu'il faille en garder le souvenir.