104. La fleur du désert, un conte de Noël de Julie Meylan - paru dans la Feuille d'Avis de Lausanne du 26 décembre 1927 -
Et ils avancèrent tout en suivant l'étoile...
    Que ces trois rois mages ont fasciné Julie Meylan qui les retrouve presque chaque nuit de Noël. Pour nous raconter leur immense voyage parmi les déserts d'Orient pour arriver enfin à proximité même de l'endroit où se repose l'Enfant. 
    Chose curieuse, s'il y a l'enfant, s'il y a parfois quelques brebis, les boeufs d'un troupeau, on ne trouve pas souvent évoquée la mère de ce petit innocent, Marie, ni son père non plus, ce brave Joseph, le prince qu'on sort! 
    Est-ce son origine protestante qui l'empêche de parler de la vierge Marie ? On ne le sait, toujours est-il que ce personnage indispensable à ces belles histoires de la Nativité manquent cruellement. Il est possible toutefois qu'on puisse les retrouver ultérieurement, ne désespérons pas. 
    Quoiqui'il en soit, voici Gaspard, Melchior et Balthazard dont Julie nous parlera si souvent. Mais en somme jamais de la même manière, puisqu'ils apparaissent toujours dans de nouvelles aventures, et toujours avec des péripéties inédites. 
    On pourrait se lasser de ce retour presque aussi régulier que reviennent les saisons, mais ce serait sans compter avecl la prodigieuse imagination de notre conteuse combière qui toujours, sait tracer de nouveaux chemins. Que ce soit ici bas ou au ciel, les situations différent, et surtout nous permettent de découvrir de nouvelles facettes de cet imaginaire dont les bornes sont sans limites.