102. Gabriel Seigneux de Correvon fut le premier chroniqueur traitant de notre vie alpestre. A découvrir d'urgence!
Peut-être Gabriel Seigneux de Correvon vit-il lui aussi des orchis lors de son ascension ?
    Cet auteur lausannois vint "explorer" notre Mont-Tendre en 1736. Sa promenade sur cette sommité fut inoubliable et constitua plus tard une part importante du récit qu'il fit de son voyage à la Vallée de Joux, celui-ci paru dans le Mercure Suisse de l'année suivante.
    C'est encore une ancienne époque, où l'on entremêle volontiers la prose et la poésie, ce qui crée un récit relativement curieux, où l'on s'arrête dans une description bien envoyée pour soudain vous balancer quelques vers qui ne sont que d'une originalité très relative. Mais on ne va pas contre la mode de son temps. Ce qui fait que ce récit garde la saveur du XVIIIe siècle, époque déjà préromantique où l'on se complait dans l'admiration extasiée des lieux que l'on traverse. Rousseau, dans le fond, n'as pas  tout inventé et fut précédé d'une multitude de contempleurs de l'admirable nature. 
    Nous nous en sommes tenu ici au Mont-Tendre, alors que notre homme ensuite s'en ira du côté du Sentier, hameau au sujet duquel et de ses industries en gestation il livrera des observations qui éclairent d'une manière surprenante cette déjà lointaine tranche d'histoire. 
    Mais pour l'heure, chaussons nos  bon souliers de marche, et mettons-nous en route à la suite d'une caravane qui croirait volontiers avoir accompli un exploit en gravissant l'une ou l'autre des belles rondeurs de notre mythique montagne.