101. Les débardeurs.
Des images comme on n'en verra plus...
    Dédzora, soit sortir le bois de la forêt. Terme ancien que l'on a remplacé par déjourer, mieux encore par débarder. Travail de spécialiste, alors mené avec les chevaux, désormais effectué par des engins qui ne sont probablement plus à la mesure de la forêt. 
    L'homme et le cheval. Un travail pénible, effectué souvent l'hiver, en morte saison. Métier difficile en diable et nécessitant une expérience formidable afin de domestiquer des poids terribles. Les accidents devaient être nombreux. C'est qu'on travaille non seulement avec les chevaux qu'il faut comprendre, anticiper leurs réactions, mais aussi avec des troncs immenses et avec un matériel à la mesure de ces géants de la forêt, traîneaux de débardage, chaînes, crocs, tourne-plots, haches et divers. 
    Des hommes, des familles mêmes, s'étaient spécialisés dans ce rude travail de la forêt. Nos débardeurs, aussi parfois charretiers ou voituriers. A cet égard on découvrira ici le beau texte de Juliette Reymond, quand sa famille était allée, en 1924, pour des travaux de ce type sur la montagne de la Petite Landoz, un peu au-delà de la Jaique actuelle. Période dure au possible, épique, qu'il convenait de conter et de fixer pour la postérité. 
    Le tout,on y verra aussi le débardage moderne avec les engins dont on dénonce parfois les manières brutales, ces quelques pages qui ne demandent qu'à être complétées. Si faire se peut!