C'est un cadeau que l'on vous fait, une nouvelle histoire de Julie Meylan. Qui signait à l'époque Mme H. Gailloud, du nom de son mari de pasteur duquel, par ailleurs, elle devait bientôt divorser, en conséquence de ses moeurs pas tout à fait dans les normes!
Jules Meylan écrivait jour et nuit, avec naturellement du bon et du moins bon. Elle remplissait des centaines de pages de son écriture fine et parfois presque minuscule. Ses manuscrits ont été conservés, mais nul sans doute ne s'amusera à les relire de par les difficultés de défricher ces caractères hâtifs que l'on ne peut plus lire aujourd'hui qu'à la loupe. Qu'importe, il y a les imprimés.
Ceux-ci furent innombrables, publiés dans ces brochures de Noël, dans la Feuille de Lausanne, dans la Feuille de la Vallée, dans nombre d'autres journaux avec lesquels elle entretenait de bonnes relations.
On l'a déjà dit dans une autre rubrique, Julie Meylan est oubliée. Qu'importe pour nous qui aimonsd e temps à autre à remettre les pas dans ceux de cette écrivaine quasiment professionnelle et dont l'imagination était véritablement débordante. L'inspiration pouvait être plus faible en certains récits qu'en d'autres qui présentent un intérêt littéraire évident.
Julie Meylan était née au Lieu en 1867. Elle y décéda dans la même maison qui l'avait vu naître, en 1940. On l'appelait parfois la Dame du Lieu. Elle laisse une oeuvre fort conséquente et très attachante malgré son aspect souvent teinté de cette bonne vieille religion protestante. Mais fait curieux, elle aimait à écrire aussi des histoires où le catholicisme est roi, situation qui ne devait pas lui déplaire.


