On se chauffa au bois jusqu'à l'apparition du charbon de terre, probablement dès la fin du XIXe siècle, puis du gaz, apparu plus tard en raison des difficultés de sa distribution.
Mais voilà le problème, on exploita tant le bois, que les forêts furent décimées, et que sans l'apparition du charbon de terre on n'eut plus qu'à ficher le camp, car incapables désormais de se chauffer, incapables aussi de gagner sa croûte avec un métier lié au bois. Cela obligea bûcherons et charbonniers de déserter le pays pour s'en aller travailler en Suisse, ou en France, en Isère. Ils firent d'abord les mêmes métiers, bûcherons ou charbonniers, puis leurs enfants choisirent une autre voie, plus facile, moins salissante, plus rémunératrice.
On ne parlera jamais de cette manière de cette région sans traiter de l'expatriation d'une partie importante de sa poppulation. D'aucuns allèrent plus loin que nos pays voisins. Ils partirent, certains aux USA, d'autres pour l'Argentine. Ils écrivaient un temps au pays, puis ils n'écrivaient plus du tout, s'étant tant bien que mal fait une situation, et ne se souvenant plus que de manière épisodique de leur vieux pays d'origine.


